Tu es parti, ça fait tellement mal...
Ce vide de ton absence, ces larmes de nostalgie qui m'assaillent et crispent ma mâchoire, en pensant à ces souvenirs de bonheur que nous vivions hier encore; Ce manque, ce besoin de te voir, te parler, te serrer contre moi. Ne plus savoir m'endormir sans toi....
Mais ce qui est le moins supportable c'est de ne pas comprendre pourquoi? Pourquoi tant d'incohérence entre tes paroles et tes actes? Pourquoi es-tu capable de m'aimer soi disant à la folie un jour, et me rayer de ta vie le lendemain? Pourquoi ce besoin de tout gâcher, de tout détruire en te servant de prétextes qui ne sont pas valables pour te persuader de la légitimité de ce que tu me fais endurer? Te cacher derrière de fausses excuses pour ne pas avoir à me dire les choses avec honnêteté et sincérité?
Tellement de pourquoi....Trop! Et jamais aucune réponses, plongée dans l'incertitude depuis le début...
J'aimerais te trouver des excuses, trouver un sens une logique à ce que tu fais, pour ne pas avoir à penser que tu es lâche, égoïste et manipulateur. J'ai envie de ne pas regretter, de garder cette merveilleuse image de toi....
Mais y a t-il une logique à tout ça? Je ne pense pas.
Ce n'es pas facile de te perdre, d'oublier tout ce que tu représentes pour moi, tous ces rêves que que tu m'as laisser espérer, d'un nous éternel et sincère.
Comment accepter que tu puisse un soir, me demander si je serais toujours là, me parler d'un avenir plein de promesses, d'enfants, de grand amour, et le lendemain au réveil, changer brutalement et sans raison d'attitude.
Cela faisait à peine 5 jours que nous nous étions remis ensembles, que nous reconstruisions notre histoire. Tout allait si bien, toi-même tu me l'as dis. Mais ce matin là tu te réveilles, froid, silencieux, avec cet air étrange qui ne présage jamais rien de bon.
J'attends... peut-être te faut-il quelques instants pour te réveiller, pour m'adresser un sourire...Je pars dans la cuisine, je prépare mon thé, tu sors de la chambre et m'adresses un bref regard avant de te diriger vers le salon faire je ne sais quoi... J'attends...pas un mot...Tu entres dans la cuisine, tu passes à coté de moi, et toujours rien... Le même silence que si je m'étais levée seule. les petits câlins de jeunes amoureux de la veilles ont disparus.
Quelque chose ne va pas?
Tu vas bientôt t'en aller car tu as des choses à faire, je vais devoir retourner à mes révisions...Nous pourrions échanger quelques gestes de tendresse, quelques paroles ou regards complices... Du moins, c'est l'attitude que les jours précédents peuvent me laisser espérer. Je suis déjà stressée par mes examens, fatiguée et pas encore tout à fait rassurée après tous les hauts et les bas que nous avons traversé.
Alors mon humeur commence à s'assombrir, je m'agace de constater que tu es toujours aussi lunatique, changeant, imprévisible....Instable.
Tu es capable de rester collé à moi lorsque je suis en train de travailler et que ce n'est pas forcément le bon moment, et le jours suivant, faire comme si je n'étais pas dans la pièce. Y a t-il une raison? Ai-je le droit de la connaitre? Non.
Je perds patience, je te rappelle que si tu veux être seul, tu peux rester chez toi ce soir.
Tu prends alors un air surpris face à mon humeur et à l'intonation de ma voix, comme si j'avais sans raison, voulu être soudainement désagréable, gratuitement.
Tu me connais bien maintenant, et tu sais très bien que si je te dis cela, c'est que quelque chose ne va pas, que je suis vexée ou triste. Mais tu ne réagis pas, tu continues à m'ignorer avec indifférence. Tu sais pourtant combien elle me blesse cette indifférence, et tu connais ma façon de réagir à tes silences. Je laisse passer quelques instant, je suis énervée.
Tu vas bientôt partir et je veux qu'on s'explique.
C'est quoi le problème?
Je te parle de ta froideur étrange depuis le levé, et toi tu me réponds simplement "c'est toi qui dis ça?!" avec ton petit air moqueur habituel. Tu te doutes pourtant que quelque chose ne va pas, et si ce n'était pas fait exprès, que je me trompe et que tu n'es tout simplement pas réveillé, ou préoccupé, tu pourrais me le dire calmement et le problème serait réglé. mais non, tu n'a pas envie que les choses soient simples, de me rassurer en communicant. Tu ricanes, sans même me regarder, avec ton attitude hautaine que je te connais si bien. Tu prépares déjà ton sac. Ton mépris me met en colère, je te demande si tu te fous de moi? Pourquoi ce comportement? Ce silence.
Début de dispute...mais rien à voir avec les crises que nous avons connu par le passé. Une petite prise de tête banale comme dans tous les couples. Tu t'en vas avec toutes tes affaires, sans même avoir essayé de dialoguer. Je me dis que tu as préféré partir le temps que la tension redescende, pour éviter de s'énerver. Que tu reviendras plus tard lorsque tu seras disposé à en parler calmement.
Une heure...Deux heures....pas de nouvelles, je t'envoie alors un message. "Qu'est-ce qu'il se passe? Tu fais juste la gueule ou c'est une rupture? Pourquoi as-tu pris toutes tes affaires comme si tu n'envisageais pas de revenir? Je te préviens que si c'est terminé, la moindre des chose serait de m'en tenir au courant, et que si tu ne me réponds pas, pour faire durer le suspens en me laissant dans l'attente et jouer avec moi, je considérerais ta non réponse comme une rupture.....J'attends....je reçois un message qui me dit RUPTURE! J'en, ai mare de tes crises....Tu me fais comprendre que je suis un minable....blabla...ne m'appelle plus je ne répondrais pas....bonne continuation.
Surprise...je ne trouve plus mes mots...Rupture? Crise? Je te fais passer pour un minable? Qu'est-ce que c'est que ce faux prétexte mensonger pour trouver une excuse de me quitter? par SMS? Après une simple petite prise de tête? Est-ce bien la même personne qui m'appelait son grand amour la veille, qui m'envoyait des messages poètico-romantiques à l'eau de rose?
NON je ne j'effondrerais pas comme les fois précédentes, je ne chercherais pas à comprendre l'incompréhensible logique qui te pousse à changer de sentiments un jour sur 3. Tu m'as déjà trop fait souffrir ainsi, sans t'inquiéter du mal que tu pouvais me faire.
NON! Je ne crois plus en la sincérité de tes sentiments. Ce n'est pas la première fois que tu me jettes avec indifférence, pour revenir comme une fleur pour m'embrasser ou me dire que tu ne peux pas te passer de moi. Je ne suis plus ton jouet, je refuse de ma laisser détruire lentement et sournoisement par tes petites manipulations cruelles.
La dernière fois que tu m'as jeté ainsi, je me suis retrouvé dans un état lamentable, désespérée, d'incompréhension et de doutes sur moi même. Je me suis isolée avec mes cachet, incapable de réviser et de dormir alors que je suis en période d'examens.
Tu le savais, ça ne te dérangeait pas, au contraire ça te flattait de voir combien une personne pouvait tenir à toi au point d'en souffrir ainsi, de se détruire, de te faire passer avant mes études et mon bien être. Tu m'avais même envoyé un charmant petit message me demandant si je passais une bonne soirée et si j'avais vu mes amis, tout en sachant pertinemment que j'étais en larmes chez moi, seule. Puis, tu en avais même envoyé un second, me précisant que notre rupture ne te perturbait pas suffisamment pour t'empêcher de faire la fête chez tes amis et de savourer une "paella sublime".
Et même à ce moment, j'ai refusé encore d'ouvrir les yeux sur la réalité de ce dont tu es capable. J'aurais dut comprendre qu'un homme qui se fait plaisir à m'imaginer au plus mal, en me narguant de passer une soirée merveilleuse juste après m'avoir quitté, ne pouvais pas m'aimer. D'ailleurs, tu n'es revenu que lorsque je me suis mise à aller mieux, que je me suis résigné. Ton petit égo narcissique ne pouvait pas tolérer que je puisse tourner la page, passer à autre chose, être bien tout simplement.
Et aujourd'hui, ça recommence.
Certes, je t'aime toujours, mes sentiments sincères n'étaient pas que des mots vide de sens que je peux oublier en 24 heures avec autant de facilité que toi.
Tel un être humain sensible et doué d'émotions, je ne peux m'empêcher de souffrir, de penser à toi, et même peut-être inconsciemment...d'espérer encore. Lorsque je dis à une personne qu'elle est l'amour de ma vie, que je veux construire quelque chose de fort et d'éternel avec elle, je suis incapable de faire disparaitre ces sentiments en quelques heures. Et je pense que personne n'en est capable lorsqu'il ressent réellement ces sentiments. C'est pourquoi je ne les dis pas à la légère ni à n'importe qui.
Toutes tes paroles n'étaient-elles que des mensonges, des jolis mots biens dis et bien écris de manière si littéraire et grandiloquente?
Tu joues aussi bien de ta plume que des sentiments d'autrui. Beaucoup de forme, de belles tournures pleine d'un vocabulaire pompeux, voir prétentieux, mais vide de sens et de vérité. Même de grands talents, comme ceux que tu possèdes s'épuisent et finissent par lasser si ils sont dénués d'âme et d'humanité.
Je ne reviendrais pas vers toi, bien que je t'aime plus que je n'ai jamais aimé quiconque avant toi. Mais ma stupide naïveté a ses limites, et l'instinct de préservation me contraint à accepter l'évidence que l'amour à sens unique ne pourrait que me détruire, et notre histoire ne vaut pas le sacrifice de mon amour propre, de mon équilibre et de mon bonheur, que je ne saurais trouver auprès d'un homme qui ne vit que dans l'autodestruction, l'égoïsme, et souffrance.
Je ne me battrais plus pour toi, pour nous, non pas que tu n'en vailles pas la peine, au contraire, car tu vaux toutes les peines et bien plus encore. Tu es et demeureras précieux et merveilleux dans l'opinion que j'ai de toi? Mais ton attitude et ton pseudo amour pour moi, faux et inconsistant, c'est lui qui ne mérite pas que je m'attache à son illusoire beauté. C'est pourquoi, ne pouvant partager mes affects avec toi, et n'en voyant aucune utilité de toute manière, je dédie ce blog aux tourments de mes sentiments pour toi, pour ton souvenir qui continue à me hanter, pour exorciser cet attachement à toi en laissant s'exprimer les cris que je ne dois pas laisser envahir mon existence. Mes mots seront mon exutoire, dressant ainsi le journal catharsique de ce trop plein d'amour que je ne peut laisser s'épanouir, puisque cette relation fait partie de mon passé, malgré moi. J'écrirais ce que je ne peux dire, ce que je ne peux comprendre, la mélancolie de nos souvenirs qui me torturent, jusqu'à ce que ces blessures cicatrisent avec le temps. Je ne veux pas garder ce poison en moi, je ne veux pas nous plus te le le donner.
Alors je le laisserai se dissoudre ici.....